L'avenir de l'ISS au menu des pourparlers aux Etats-Unis

La délégation de l'Agence spatiale de Russie débattra aux Etats-Unis de l'avenir du programme de la Station spatiale internationale (ISS) après la levée par la partie américaine des restrictions imposées à la coopération avec la Russie dans ce domaine, a annoncé mercredi le service de presse du Roscosmos.
La délégation est déjà arrivée aux Etats-Unis et procédera aujourd'hui à des pourparlers.
"Nous aurons aux Etats-Unis un nouveau round de pourparlers pour examiner en détail notre coopération sur l'ISS, y compris les règlements réciproques. Le débat ne sera pas facile parce que les problèmes sont très nombreux", lit-on dans un communiqué de presse du Roscosmos, qui cite la déclaration du responsable des programmes habités, Alexéi Krasnov, avant son départ pour les Etats-Unis.
Le 1er décembre le conseil de coordination pour l'ISS se réunira au centre spatial Johnson de Houston (Texas), a annoncé à RIA Novosti Debra Rahn, porte-parole de la NASA.
Le président des Etats-Unis a signé le 22 novembre des amendements à la loi de 2000 sur la non-prolifération des armes en Iran qui abrogent les limitations imposées à la coopération avec la Russie dans le programme de la Station spatiale internationale.
Avant l'adoption de ces amendements, la loi sur la non-prolifération établissait un lien direct entre la coopération NASA-Roscosmos et le respect par la partie russe de l'interdiction de livrer des marchandises, services ou technologies favorisant le développement des armes nucléaires, biologiques ou chimiques, ainsi que des systèmes de missiles balistiques ou de croisière en Iran.
La loi interdisait notamment d'effectuer des paiements importants au profit du Roscosmos dans le cadre du programme ISS sans l'autorisation spéciale du président qui de surcroît devait être avalisée par plusieurs comités du Congrès des Etats-Unis.
Selon les nouvelles règles, la NASA a le droit, d'ici au 1er janvier 2012, d'acheter du matériel et des services aux organisations aérospatiales russes pour assurer la participation des Etats-Unis au programme ISS.
"La résolution par la partie américaine du problème existant marque une percée dans la coopération bilatérale dans l'espace. De bonnes conditions sont ainsi créées pour développer notre coopération et renforcer les relations entre le Roscosmos et la NASA", a dit le directeur de l'Agence spatiale russe Anatoli Perminov.
Le Roscosmos a exprimé l'espoir que le groupe de travail russo-américain, dont la partie russe est dirigée par Alexéi Krasnov, mènerait des pourparlers constructifs et préparerait le terrain pour la prise des décisions entre les deux agences.
La décision du Congrès et du président des Etats-Unis "garantit la poursuite de la présence d'astronautes américains dans l'ISS", a déclaré pour sa part le directeur de la NASA, Michael Griffin. Les amendements apportés à la loi autorisent la NASA à payer des voyages à bord de Soyouz ou à acheter des vaisseaux spatiaux russes. Ils ont en même temps résolu le problème du retour sur Terre du chef de la 12e expédition à l'ISS, William McArthur, qui travaille en orbite avec le cosmonaute russe Valeri Tokarev depuis début octobre.
L'avenir de l'ISS au menu des pourparlers aux Etats-Unis

# Posté le mercredi 30 novembre 2005 13:19

Modifié le lundi 11 juin 2007 23:55

Pluton posséderait trois lunes et non une seule

Pluton est doté de trois lunes, et non une seule, d'après les images enregistrées en mai par le télescope spatial Hubble. Ces lunes se trouvent plus de deux fois plus loin que Charon, détectée en 1978, de la neuvième planète du système solaire, découverte en 1930.
Ces observations doivent encore être confirmées, mais les membres de l'équipe qui a détecté les satellites se montraient confiants lundi. "Pluton et Charon ne sont pas seuls, ils ont deux voisins", a ainsi affirmé Hal Weaver, du laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins. S'il a raison, et on devrait le savoir en février, l'Union astronomique internationale devra réfléchir aux noms de ces nouvelles lunes.
Au début du mois, un autre groupe d'astronomes de l'Institut californien de technologie (Caltech), qui dit avoir découvert la dixième planète du système solaire, a ajouté que ce corps possédait une lune. La découverte d'une nouvelle planète par ces chercheurs n'a pas été confirmée.
Pluton et la nouvelle planète présumée se trouvent dans la ceinture de Kuiper, une sorte de disque composé de corps glacés et situé au-delà de Neptune.
Environ un cinquième des objets observés dans cette région se sont avéré posséder des satellites, et cette proportion pourrait augmenter au fur et à mesure des découvertes, selon Keith Noll, astronome au Space Telescope Science Institute de Baltimore, institut qui coordonne l'utilisation du télescope orbital Hubble. Keith Noll, qui ne faisait pas partie de l'équipe s'occupant de Pluton, juge les conclusions de cette équipe convaincantes.
Pluton, a souligné Hal Weaver, serait le premier objet de la ceinture de Kuiper à posséder de multiples satellites. Ces deux nouvelles lunes présentent un diamètre de 50 à 160km, a-t-il précisé. D'autres observations de Pluton et des deux corps aideront les chercheurs à déterminer plus précisément la masse de Pluton et de sa lune Charon, a ajouté de son côté un autre membre de l'équipe, Alan Stern, du Southwest Research Institute de Boulder, dans le Colorado. Le débat sur la qualité de planète de Pluton devrait en être alimenté de nouveaux arguments. AP
Sur Internet:
http://hubblesite.org/news/2005/19
www.boulder.swri.edu/plutonews

# Posté le mercredi 30 novembre 2005 13:23

INSOLITE : Vente de terrains sur la Lune !

Posséder un terrain sur l'astre de la nuit ? Trente-quatre personnes s'étaient laissées tenter avant que les activités de la société ne soient suspendues le 28 octobre, une décision confirmée en appel, a précisé mardi le China Daily. Les autorités de contrôle du commerce ont estimé que si c'était "un beau rêve", cela ressemblait surtout à de la fraude, a rapporté le quotidien chinois.

"L'Ambassade de la Lune", proposait des terrains au prix de 298 yuans (37 dollars) pour 0,4 hectare. Pour les autorités de contrôle citées par le journal, "posséder un bout de terrain sur la Lune ne concorde avec aucun article d'un règlement en Chine, ce n'est qu'un beau rêve", ont-ils ajouté.

Le propriétaire, Li Jie, estimait être dans son bon droit, affirmant qu'"aucune loi ou règlement en Chine n'interdit la vente de terrain sur la Lune". Mais il ne promettait pas de visites des lieux aux clients...

# Posté le mercredi 07 décembre 2005 14:06

Ambitions retrouvées pour l'Europe spatiale

LES CASSANDRES qui prévoyaient une conférence ministérielle difficile à l'issue incertaine en seront pour leurs frais. Réunis depuis lundi matin à Berlin, les ministres représentant les 17 pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) sont parvenus hier à un accord «historique» avec une demi-journée d'avance sur le calendrier prévu !

Le texte final offre à l'ESA, en guise de cadeau pour son trentième anniversaire, les ressources nécessaires – de l'ordre de 8,4 milliards d'euros – pour mener à bien l'essentiel des programmes qu'elle compte poursuivre ou démarrer dans les trois à cinq ans à venir.


Pour le directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain, les motifs de satisfaction vont au-delà des sommes allouées par les Etats membres, parfois au-delà de ses espérances, puisque certains programmes comme ExoMars (lancement prévu en 2011 d'un robot sur Mars avec retour d'échantillons) ou GMES (surveillance globale pour l'environnement et la sécurité) ont été «sursouscrits». «La valeur de l'accord est aussi politique, a-t-il souligné. Les six résolutions adoptées portent, pour la première fois, sur le long terme, avec le souci de renforcer la cohérence de nos activités.»

SOURCE : http://www.lefigaro.fr/sciences/20051207.FIG0223.html?080620

# Posté le mercredi 07 décembre 2005 14:08

Mars, contrée inhospitalière depuis la nuit des temps

Largués il y a presque deux ans à la surface de Mars, les robots explorateurs de la Nasa Spirit et Opportunity ont collecté des données offrant une image contrastée du passé de la planète rouge, qui aurait connu un environnement tantôt favorable à l'apparition de la vie et tantôt hostile.
Les deux véhicules ont découvert des preuves géologiques que l'astre était autrefois humide, signe qu'il a pu offrir des conditions favorables à l'apparition de la vie. Mais ils ont également établi que l'environnement martien avait été hostile au point d'avoir peut-être pu empêcher l'émergence de la vie, montrent de nouvelles analyses.
Celles-ci ont été présentées cette semaine à la conférence de l'Union américaine de géophysique à San Francisco. «Pendant une grande partie de son histoire, Mars a été un lieu très inhospitalier», a souligné Steven Squyres, principal chercheur de la mission.
Les scientifiques ont toutefois expliqué que les deux rovers étudiaient des moments précis du passé de la planète et qu'il était possible que d'autres régions de Mars non encore explorées aient pu avoir un environnement différent.
Depuis leur atterrissage sur des faces opposées de Mars en janvier 2004, les deux robots à six roues ont trouvé des indices probants -basés sur l'examen de roches- que la planète avait autrefois été humide. Mais des roches sédimentaires ont également révélé un milieu variant de très acide à aride il y a trois à quatre milliards d'années. Des conditions probablement défavorables à l'apparition de la vie.
La région du cratère de Gusev, où Spirit s'est posé a révélé une histoire encore plus violente. Selon les scientifiques, de la cendre brûlante y pleuvait et des corps célestes bombardaient la surface il y a quatre milliards d'années. À cette époque l'eau était présente mais pas en grande quantité. Les scientifiques n'excluent toutefois pas que, même dans ces conditions extrêmes, des formes de vie rudimentaires aient pu apparaître.

Par ailleurs, l'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé lundi que son orbiteur Mars Express avait découvert la preuve que Mars avait subi un changement climatique majeur. Selon les données collectées par la sonde, l'astre était autrefois humide et avait de l'eau en surface, qui a disparu il y a 3,5 milliards d'années. Aujourd'hui Mars est poussiéreuse, sèche et froide et ne présente aucun signe de vie apparent.
Spirit et Opportunity, des engins de la taille de voiturettes de golf, ont été bien au-delà de leur mission initiale de trois mois, jouant les prolongations à la grande satisfaction des ingénieurs de la Nasa.
En août, Spirit a gravi une colline martienne aussi haute que la statue de la Liberté. Après un mois passé au sommet, le robot a entamé la descente pour explorer un bassin géologique prometteur. Il a réalisé récemment des observations nocturnes du ciel martien et a photographié une éclipse «lunaire» du satellite martien Phobos.

De son côté, Opportunity connaît quelques difficultés, son bras robot s'étant bloqué, un problème que la Nasa tente de résoudre. Il se trouve actuellement dans la plaine du cratère Victoria.
Mars, contrée inhospitalière depuis la nuit des temps

# Posté le mercredi 07 décembre 2005 14:11